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Reconnaître l'ennemi

Si on l'appelle «lèpre des maisons», c'est pour mieux décrire l'acuité de ses méfaits et l'étendue de ses dommages. Elle, c'est la mérule que les bois d'oeuvre des maisons bâties dans l'ouest ont bien raison de craindre. Très prolifique, le champignon passe rapidement d'une masse ouateuse de quelques millimètres d'épaisseur à un monstre de plusieurs mètres cubes. Pour reconnaître la mérule, ce n'est guère compliqué. Selon son stade de développement, le champignon affiche des traits qui le trahissent facilement. La qualité de l'atmosphère fournit un premier indice. Si l'on est dans une maison souvent inoccupée, mal aérée ou humide et que l'on constate des anomalies apparentes sur les boiseries, on a très probablement affaire à Serpula lacrymans.

Une mousse blanche à la phase végétative

Le développement de la mérule se passe de deux manières. La phase végétative de cette expansion donne de nombreux indices sur l'identité de l'agent. Un support humide se couvre, de façon notable, d'un feutrage blanc, cotonneux. Si l'on observe celui-ci à différents moments, on remarque aisément que l'épaisseur en augmente de façon sensible. Comprise entre 5 et 50mm d'épaisseur au départ, il s'agit d'une couche dont la teinte vire au jaune canari quand elle est exposée à une lumière diffuse. En quelques jours, cette masse discrète aura proliféré en un substrat très volumineux. Celui-ci se forme par développement anarchique de plusieurs coussins de 2 à 4 cm d'épaisseur. La couleur de cette masse varie en fonction de l'âge des dépôts. On note ainsi des zones jaunes passant au vert, puis au rose pour enfin prendre des teintes violacées. Lorsque l'humidité vient à manquer, le gris ou l'ocre prédomine, sur une surface devenue plus mince mais coriace. Cette masse contient des rhizomorphes qu'on peut décrire comme des cordons mycéliens chargés de véhiculer l'eau. Ceux-ci forment des réseaux très élaborés de plusieurs mètres, avec des calibres d'environ 8mm.

Une fructification impressionnante

Comme l'espèce est sexuée, son essor se base également sur la reproduction qui donne à terme, la fructification. De larges plaques qui adhèrent au support signent l'accomplissement de ce processus. Ces plaques adoptent des allures polymorphes. Certaines font à peine quelques centimètres de largeur quand d'autres s'étendent sur 2m. La couleur prédominante est rouille, mais l'on note diverses teintes de brun et de jaune surtout vers la marge extérieure qui tend à vers le blanc. Des lignes sinueuses marquent, en outre, ces contours. Quant au centre du carpophore, la couleur rouille vient de l'accumulation d'innombrables spores volatiles, accumulées sur une surface alvéolée qui apparaît plissée. L'aspect clivé et brunâtre du bois est un indice pour conforter la suspicion de l'action de la mérule. On note que les fameux rhizomorphes peuvent traverser les maçonneries et les murs sur de longues distances.

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