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Les autres champignons lignivores

La pourriture molle, un autre méfait des champignons

Dans la liste des champignons qui malmènent les solivages, parquets et autres charpentes, la mérule n'est que la plus connue. Son impressionnante expansion y est pour quelque chose. Mais c'est sans compter sur d'autres agents comme Chaetomium globosum Kunz. C'est l'espèce la plus fréquemment incriminée dans la dégradation des bois par pourriture molle. La coloration noirâtre du bois plaide en faveur de l'action de cet agent tandis que l'efficacité mécanique du bois est compromise par une consistance devenue spongieuse et molle. Ce champignon affectionne particulièrement les résineux mais aussi les feuillus comme le hêtre. Se développant de façon optimale entre 25 et 30°C, il peut résister à des conditions extrêmes avoisinant les 50°C. De même, des taux d'humidité allant jusqu'à 50% ne compromettent pas son développement.

Le lenzite des poutres

Occasionnant des dégâts sous forme de pourritures cubiques brunes, le lenzite des poutres vit à l'air libre. Ce champignon lignivore affiche une résistance remarquable aux variations d'ambiance. Il continue de proliférer dans un contexte de succession de sécheresse et d'humidité. Affectionnant le bois des lamellés-collés extérieurs, des poteaux et des barrières, Lenzites separia se développe en deux étapes : la phase végétative qui présente un mycélium cotonneux de couleur brunâtre ou jaunâtre, et les fructifications reconnaissables à leur teinte orangée ou jaune vif. Ces dernières forment des consoles de petites tailles à surface duveteuse. La ténacité de l'espèce est ce qui la rend la plus redoutable, d'autant qu'elle est très fréquente en France.

Le coniophore des caves

Coniophora puteana entraîne également des pourritures cubiques. Comme le laisse supposer son appellation commune, ce champignon lignivore fréquente volontiers les endroits obscurs. Une teneur en eau minimum de 30% est requise pour son développement sur les bois. Des taux d'humidité avoisinant les 50 à 60% constituent pour lui des conditions optimales. Les cales des bateaux sont ainsi des milieux idoines pour la prolifération de cette espèce. Il lui faut au moins 24°C de température pour se développer mais le champignon ne résiste pas au-delà de 35°C. A la phase végétative, le coniophore des caves produit un mycélium cotonneux jaune blanc. Celui-ci apparaît légèrement plus clairsemé quand l'ambiance est plus sèche. De consistance souple, ce mycélium contient des cordonnets très fins qui traversent les maçonneries. Il faut toutefois noter que ces structures ne contribuent pas au convoi de l'eau. Des croûtes membraneuses de 1 à 30cm caractérisent la fructification. Un contour jaune brun délimite un centre de teinte brunâtre allant de l'ocre au violacé. Parmi les champignons responsables de la dégradation des bois on peut citer encore plusieurs espèces, comme le polypore des caves, par exemple. Il crée des pourritures fibreuses blanches sur du bois recouvert. Son expansion est plus lente et touche majoritairement les charpentes en feuillus. Les essences résineuses sont généralement épargnées par ce champignon qui se développe à des taux d'humidité très élevés.

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