×

Avertissement

JUser::_load : impossible de charger l'utilisateur ayant l'ID 579

Présentation de la mérule

Présentation de la mérule

Les autres champignons lignivores

La pourriture molle, un autre méfait des champignons

Dans la liste des champignons qui malmènent les solivages, parquets et autres charpentes, la mérule n'est que la plus connue. Son impressionnante expansion y est pour quelque chose. Mais c'est sans compter sur d'autres agents comme Chaetomium globosum Kunz. C'est l'espèce la plus fréquemment incriminée dans la dégradation des bois par pourriture molle. La coloration noirâtre du bois plaide en faveur de l'action de cet agent tandis que l'efficacité mécanique du bois est compromise par une consistance devenue spongieuse et molle. Ce champignon affectionne particulièrement les résineux mais aussi les feuillus comme le hêtre. Se développant de façon optimale entre 25 et 30°C, il peut résister à des conditions extrêmes avoisinant les 50°C. De même, des taux d'humidité allant jusqu'à 50% ne compromettent pas son développement.

Le lenzite des poutres

Occasionnant des dégâts sous forme de pourritures cubiques brunes, le lenzite des poutres vit à l'air libre. Ce champignon lignivore affiche une résistance remarquable aux variations d'ambiance. Il continue de proliférer dans un contexte de succession de sécheresse et d'humidité. Affectionnant le bois des lamellés-collés extérieurs, des poteaux et des barrières, Lenzites separia se développe en deux étapes : la phase végétative qui présente un mycélium cotonneux de couleur brunâtre ou jaunâtre, et les fructifications reconnaissables à leur teinte orangée ou jaune vif. Ces dernières forment des consoles de petites tailles à surface duveteuse. La ténacité de l'espèce est ce qui la rend la plus redoutable, d'autant qu'elle est très fréquente en France.

Le coniophore des caves

Coniophora puteana entraîne également des pourritures cubiques. Comme le laisse supposer son appellation commune, ce champignon lignivore fréquente volontiers les endroits obscurs. Une teneur en eau minimum de 30% est requise pour son développement sur les bois. Des taux d'humidité avoisinant les 50 à 60% constituent pour lui des conditions optimales. Les cales des bateaux sont ainsi des milieux idoines pour la prolifération de cette espèce. Il lui faut au moins 24°C de température pour se développer mais le champignon ne résiste pas au-delà de 35°C. A la phase végétative, le coniophore des caves produit un mycélium cotonneux jaune blanc. Celui-ci apparaît légèrement plus clairsemé quand l'ambiance est plus sèche. De consistance souple, ce mycélium contient des cordonnets très fins qui traversent les maçonneries. Il faut toutefois noter que ces structures ne contribuent pas au convoi de l'eau. Des croûtes membraneuses de 1 à 30cm caractérisent la fructification. Un contour jaune brun délimite un centre de teinte brunâtre allant de l'ocre au violacé. Parmi les champignons responsables de la dégradation des bois on peut citer encore plusieurs espèces, comme le polypore des caves, par exemple. Il crée des pourritures fibreuses blanches sur du bois recouvert. Son expansion est plus lente et touche majoritairement les charpentes en feuillus. Les essences résineuses sont généralement épargnées par ce champignon qui se développe à des taux d'humidité très élevés.

Si vous souhaitez en savoir plus, n'hésitez pas à nous faire une demande par devis

Reconnaître l'ennemi

Si on l'appelle «lèpre des maisons», c'est pour mieux décrire l'acuité de ses méfaits et l'étendue de ses dommages. Elle, c'est la mérule que les bois d'oeuvre des maisons bâties dans l'ouest ont bien raison de craindre. Très prolifique, le champignon passe rapidement d'une masse ouateuse de quelques millimètres d'épaisseur à un monstre de plusieurs mètres cubes. Pour reconnaître la mérule, ce n'est guère compliqué. Selon son stade de développement, le champignon affiche des traits qui le trahissent facilement. La qualité de l'atmosphère fournit un premier indice. Si l'on est dans une maison souvent inoccupée, mal aérée ou humide et que l'on constate des anomalies apparentes sur les boiseries, on a très probablement affaire à Serpula lacrymans.

Une mousse blanche à la phase végétative

Le développement de la mérule se passe de deux manières. La phase végétative de cette expansion donne de nombreux indices sur l'identité de l'agent. Un support humide se couvre, de façon notable, d'un feutrage blanc, cotonneux. Si l'on observe celui-ci à différents moments, on remarque aisément que l'épaisseur en augmente de façon sensible. Comprise entre 5 et 50mm d'épaisseur au départ, il s'agit d'une couche dont la teinte vire au jaune canari quand elle est exposée à une lumière diffuse. En quelques jours, cette masse discrète aura proliféré en un substrat très volumineux. Celui-ci se forme par développement anarchique de plusieurs coussins de 2 à 4 cm d'épaisseur. La couleur de cette masse varie en fonction de l'âge des dépôts. On note ainsi des zones jaunes passant au vert, puis au rose pour enfin prendre des teintes violacées. Lorsque l'humidité vient à manquer, le gris ou l'ocre prédomine, sur une surface devenue plus mince mais coriace. Cette masse contient des rhizomorphes qu'on peut décrire comme des cordons mycéliens chargés de véhiculer l'eau. Ceux-ci forment des réseaux très élaborés de plusieurs mètres, avec des calibres d'environ 8mm.

Une fructification impressionnante

Comme l'espèce est sexuée, son essor se base également sur la reproduction qui donne à terme, la fructification. De larges plaques qui adhèrent au support signent l'accomplissement de ce processus. Ces plaques adoptent des allures polymorphes. Certaines font à peine quelques centimètres de largeur quand d'autres s'étendent sur 2m. La couleur prédominante est rouille, mais l'on note diverses teintes de brun et de jaune surtout vers la marge extérieure qui tend à vers le blanc. Des lignes sinueuses marquent, en outre, ces contours. Quant au centre du carpophore, la couleur rouille vient de l'accumulation d'innombrables spores volatiles, accumulées sur une surface alvéolée qui apparaît plissée. L'aspect clivé et brunâtre du bois est un indice pour conforter la suspicion de l'action de la mérule. On note que les fameux rhizomorphes peuvent traverser les maçonneries et les murs sur de longues distances.

Si vous souhaitez en savoir plus, n'hésitez pas à nous faire une demande par devis

Biologie de la Mérule

Serpula lacrymans

La mérule est une espèce du règne des Fungi particulièrement redoutable pour ses attaques intérieures. Ce champignon est effectivement peu visible dans la nature. Dans ce contexte, celui que le vocabulaire populaire appelle la mérule pleureuse attaque les souches des conifères. Dans les maisons, ce sont les bois d'ouvrage qui sont le siège de ses méfaits. Connue sous l'appellation scientifique de Serpula lacrymans, la mérule est recensée dans l'embranchement des basidiomycètes. L'appellation de mérule dérive du terme grec qui renvoie à la fragmentation. C'est sous cet aspect que se présentent les dommages que le champignon cause au bois et autres matières cellulosiques attaqués. Le mycélium de la mérule produit des exsudats colorés qui expliquent le qualificatif de pleureuse. Serpula lacrymans est très fréquente en France et son attaque figure parmi les plus problématiques.

Le champignon des atmosphères humides

Ce qui distingue entre autres, la mérule est son affinité marquée avec les ambiances humides. L'humidité du bois est un des facteurs déterminant de son développement. Le champignon trouve une condition optimale dans un taux d'humidité compris entre 22 et 35%. Par contre, il faut savoir que son développement s'arrête si ce taux dépasse les 40%. Les conditions de température optimale pour le développement de ce champignon se situent entre 19 et 21°C. La mérule peut évoluer dès que le mercure avoisine les 5°C, par contre, elle ne supporte guère une ambiance de plus de 35°C. Une atmosphère confinée constitue en réalité le milieu idoine pour cette espèce lignivore. Son expansion sur le bois d'oeuvre se fait alors en 2 phases. A cet effet, l'espèce ne requiert que très peu de lumière lors de la fructification. Celle-ci étant même inutile lors de la phase végétative.

Les phases de développement de la mérule

La mérule des maisons, autre nom commun de l'espèce, procède de deux façons pour attaquer le bois, selon les conditions en présence. Le champignon se développe végétativement à partir d'une spore qui va libérer un mycélium dit primaire. Ce dernier va former une masse ouateuse assez fine. Le mycélium secondaire consiste en l'accumulation de masses similaires issues de multiples spores qui se développent en simultanée. On a alors affaire à une formation de croissance vigoureuse, très blanche. Si les conditions du milieu le permettent, la vigueur du mycélium secondaire va rapidement créer un substrat de plusieurs mètres cubes. La toxicité de ce dernier est forte bien qu'il simule l'odeur fraîche des champignons comestibles. De la reproduction de deux individus de Serpula lacrymans découle la fructification. Ce développement sexué donne un mycélium d'aspect différent qui prolifère encore plus. De quelques centimètres d'épaisseur, il forme rapidement une masse de 2 mètres ou plus. La reproduction est alors assurée par les milliards de spores qui se comptent à la surface des plaques greffées sur le bois. Ce schéma de développement donne une pourriture cubique caractéristique.

Si vous souhaitez en savoir plus, n'hésitez pas à nous faire une demande par devis