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Comment traiter la mérule ?

Comment traiter la mérule ?

Traitement contre la mérule

Un traitement fongicide en trois phases

Lorsque les mesures curatives préparatoires sont terminées, le traitement contre la mérule peut être lancé. Le choix du fongicide appliqué découle bien entendu des prescriptions résultant de l'expertise parasitaire. La nature de ces traitements tient compte de leur performance pour la préservation du bois établie selon les normes européennes. Cette performance varie en fonction du bois concerné, de l'origine de l'excès d'humidité, des conditions environnementales et du degré d'activité de l'agent responsable. Quels que soient ces facteurs, le traitement fongicide se fait en trois temps distincts. Il s'agit d'abord de supprimer les bois atteints et dégager ceux à traiter. Ensuite, le badigeonnage et les injections sont précédés par une stérilisation à la flamme des maçonneries. Enfin, les bois sont traités par injections profondes et répétées ainsi que par badigeonnage en surface.

Deux modes opératoires pour le traitement fongicide

Le traitement fongicide peut être administré de deux façons, soit par air chaud, soit selon une procédure chimique. La première consiste à modifier les conditions de températures du bâtiment. Une température de 50°C est le seuil létal pour les champignons. Cette limite est maintenue durant 16 heures dans une construction préalablement rendue étanche à l'aide de bâches. Encore peu développée en France, cette approche présente le double avantage d'assécher le bâtiment tout en exterminant la mérule. Cependant, il existe un risque de détérioration des matériaux sensibles à la chaleur, si cette technique est mal maîtrisée. Le traitement chimique tue les champignons tout en prévenant leur développement. Le choix d'un produit bénéficiant d'une AMM en bonne et due forme est essentiel car les actifs sont tous assez toxiques pour l'homme. Le recours aux fongicides par un procédé chimique consistant en injections et en applications en surface n'est efficace que pendant quelques années.

Des mesures curatives variables selon le moment de l'intervention

La précision des procédures en fonction du temps est ce qui caractérise le traitement des mérules. Si l'on est en zone sèche, les spores ont peu de chance de germer et le traitement permet une extermination à court terme de l'agent. Les parties de bois dégradées seront décapées et brûlées. Les maçonneries seront soigneusement nettoyées par décapage et brossage. Dans les zones humides à séchage rapide, les spores ont plus de chance de germer mais leur développement est compromis. C'est la dissémination des mérules qu'il faut éviter. Pour ce faire, les procédures sont les mêmes. Supprimer la source d'humidité et assécher le bâtiment d'abord. Ensuite, procéder au traitement fongicide lorsque la dissémination par fructification est redoutée. L'intervention doit être la plus précise quand on se trouve dans une zone humide à séchage lent. Constituant un terrain de prédilection pour la mérule, cette zone verra sa prolifération continuer si des mesures durables ne sont pas prises. Une préférence pour les matériaux résistant aux champignons peut être envisagée au moment de remplacer les bois endommagés. Poutres métalliques, menuiseries PVC ou alu, plastique, les choix sont assez vastes.

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Aménager, pièges à éviter et bonnes pratiques par rapport aux mérules

Les abords et les façades

La biologie de la mérule l'a bien montré. L'humidité est le plus grand convoyeur de ce mal qui sévit en un temps record là où les conditions sont favorables. Certaines zones intégrées ou proches du bâti sont donc particulièrement sensibles comme points d'ancrage de cet agent. Quelques recommandations concernant l'aménagement peuvent toutefois minimiser le risque. Cela commence dès l'aménagement des abords et au niveau des façades en tenant compte de l'âge de la construction qui est déterminant pour les pratiques à adopter et les écueils à éviter. Sur les façades des constructions, la couverture par des plantes grimpantes est jolie mais il faut l'éviter sur les parties peu exposées au soleil. De même, le fait d'incliner la pente du sol vers la façade entraîne un écoulement allant dans ce sens. L'imprégnation continue peut fragiliser le mur intérieur. Il est recommandé de relever le niveau de sol extérieur. Cela assure une ventilation et un drainage plus efficaces des murs enterrés. Une dalle aménagée autour d'un bâtiment sera portée par une paroi enterrée bénéficiant d'un bon drainage en fonction de la qualité du sol sous-jacent.

Aménager un sous-sol

Partie destinée à bénéficier d'un ensoleillement moindre par rapport aux autres niveaux de la maison, le sous-sol doit faire l'objet d'une attention particulière. Le principal enjeu est ici la ventilation. Tout ce qui peut entraîner une accumulation d'eau donne libre cours à la prolifération des mérules. Il faut alors se garder de toutes opérations du type aménagement d'isolation de mur non ventilée ou encore calfeutrage des soupiraux de ventilation. Le fait d'appliquer un lambris bois ou un plaquage non ventilé afin de cacher un mur humide constitue de même une grave erreur. Au contraire, il est recommandé de ne pas occulter des ouvrants existants mais plutôt de les remplacer. Des menuiseries isolantes seront alors d'un bon secours. En outre, toute isolation thermique de mur sera faite à l'issue des préparatifs adaptés. Les joints altérés et les fissures seront réparés et des enduits déposés, si nécessaire, avant d'isoler le mur à proprement parler.

Intervention sur le parquet

Par définition, la qualité des bois du plancher leur permet de contribuer à la ventilation de la pièce où ils sont posés. Recouvrir cette surface par un revêtement imperméable est un piège à mérule assuré. Une accumulation d'eau plus ou moins importante finira toujours par se déclarer, en faveur de l'infestation des mérules. Tout ce qui est dalle plastique ou revêtement de sol étanche sur un plancher constitue ainsi une hérésie. En lieu et place de ces mauvais choix, on recommande de respecter quelques exigences. On peut préférer des couvertures avec sous-face visible qui maintiennent la ventilation. Si le choix porte sur des couvertures à sous-face non visible, des orifices de ventilation seront pratiqués sur la face plafond. Le conseil des professionnels peut s'avérer très utile.

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Préparer le traitement curatif contre la mérule

Le point sur l'expertise parasitaire

Lorsque la présence de mérules est attestée, des mesures curatives sont lancées afin d'en arrêter l'expansion. Ces démarches ne sauraient toutefois être engagées à l'aveuglette sous peine de fragiliser encore plus les structures. En préliminaires, l'intervention d'un expert est nécessaire. Son examen des lieux permettra de préconiser des mesures déterminantes pour les conduites à tenir effectivement. En premier lieu, l'expertise parasitaire de la mérule comporte un constat de visu sur les plafonds, les cloisons, les murs et les sols. Les zones de prédilection des mérules sont ensuite contrôlées au moyen d'un humidimètre. L'examen des éléments en papier et carton, ainsi que des bois déposés contre les murs permet de détecter les signes plus ou moins francs des dégâts. Le poinçonnage des boiseries et des bois permet de sonder les dégradations sous-jacentes.

Un rapport précis pour définir le traitement

L'expertise parasitaire en cas d'infestation par la mérule va aider à définir clairement les méthodes de son éradication. Les investigations de l'expert sont poussées aussi loin que possible. Il analyse effectivement la forme des déposes, procédant même à des sondages destructifs si cela est nécessaire pour mettre ces dernières au jour. Les ouvrages de structure et la construction en général sont étudiés du point de vue constitutif. Un état précis des origines possibles de l'humidité est établi et intégré dans le rapport d'expertise. Celui-ci compte, en outre, un recensement des pans de bois, charpentes et planchers qui devront être remplacés. La délimitation exacte des zones d'infestation sera aussi précisée. Ce point est assorti d'un détail portant sur l'étendue de l'infestation et son état d'activité. Le type de pourriture molle, fibreuse ou cubique est également clairement spécifié.

L'expertise, une feuille de route de l'action curative

En somme, l'expertise parasitaire est l'étape théorique du traitement curatif. Ses différentes phases permettent de dégager les points essentiels à prendre en compte dans le choix des interventions effectives. Parmi les recommandations à mettre en oeuvre en tout premier lieu figure souvent la suppression des origines de l'humidité en excès. Il peut alors s'agir de simplement colmater, de réparer ou de carrément remplacer les joints et autres enduits. L'amélioration du système d'évacuation d'eau est souvent à l'ordre du jour. Diverses mesures d'assèchement du bâtiment peuvent être préconisées. Depuis la simple ouverture des fenêtres, quand l'humidité n'est pas trop excédentaire, à la mise en place de déshumidificateurs, les actions à engager sont variées. Il conviendra de choisir des solutions et du matériel adaptés aux dimensions des locaux à traiter. Il faut juste souligner que l'assèchement du bâtiment ne peut être entrepris que lorsque les sources d'humidité incriminées auront été supprimées. La mise en oeuvre de chaque étape préparatoire au traitement doit être conforme aux Documents techniques unifiés partagés par tous les professionnels habilités.

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Traitement préventif contre la mérule

Règle numéro 1: penser la construction

Les mesures préventives contre la mérule consistent principalement à s'assurer que la construction bénéficie d'une humidification juste suffisante. Une teneur en eau normale des bois utilisés pour les ouvrages fait partie des mesures pour éviter l'infestation par ce champignon. Des normes de référence existent selon les essences et les finalités d'utilisation. Le taux d'humidité de l'air circulant dans la maison doit rester de l'ordre de 30 à 60%. La mesure préventive visant la réduction de l'humidité peut aussi consister à assécher et maintenir sec un bâtiment. Sur le plan pratique, cela consiste à adapter les travaux à la destination de la construction. Il convient également de la surveiller et de l'entretenir pour la maintenir au sec. Penser la construction afin de prévenir la présence de mérule tient en quelques points. Dans les constructions récentes, l'intégrité de l'enveloppe imperméable doit être maintenue optimale. La ventilation des surfaces intérieures des murs doit être préservée lors des interventions sur les enduits, de même que la circulation de l'air lorsque l'on fait des travaux sur les menuiseries en bois.

Règle numéro 2: maintenir la garde, entretenir

Des surveillances régulières du bâtiment en général doivent être effectuées de façon périodique dans l'année. Cela permet de détecter rapidement toute perte d'intégrité qui peut ouvrir la porte à une variation de l'humidité. Notamment, il est recommandé de passer les structures au peigne fin à l'issue de grosses intempéries. A cet effet, quelques points particuliers méritent une attention marquée. L'invasion de végétaux aux abords de la maison peut créer une zone d'humidité. Il faut veiller à ce que les égouts soient nettoyés à fréquence raisonnable. Toutes fissures ou cloques dans les enduits de mur sur les façades seront réparées. Les salissures risquant de masquer le développement d'agents agressifs seront enlevées dès qu'elles auront été repérées. L'intégrité du toit ne sera jamais négligée vu qu'une simple tuile cassée peut générer des effets incontrôlables sur l'isolation du bâti contre les ruissellements. En outre, il faudrait veiller à ce qu'une éventuelle condensation par défaut de chauffage soit rapidement dépistée.

Une mesure préventive très bien cadrée

L'Agence nationale de l'habitat a mis en place une réponse systématisée pour toute suspicion de présence de mérule. Suivre les prescriptions constitue un réflexe efficace pour éloigner le pire. Il s'agit notamment de solliciter les intervenants adaptés à différents moments de l'acte de prévention. Un diagnostiqueur habilité sera dépêché sur place dès le moindre doute. Pour définir les conduites à tenir, la présence d'un bureau d'études ou d'un expert est requise, chaque cas étant effectivement considéré comme unique quand il s'agit de la mérule. Des entreprises spécialisées peuvent être sollicitées pour supprimer l'excès d'humidité ou assécher le bâtiment.

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